Secteur tertiaire

 

En 1999, les services employaient 31,5 p. 100 de la population active et fournissaient 33 p. 100 du PIB

 

1. Secteur financier

 

L’unité monétaire chinoise est le yuan renminbi. Le système financier est entièrement sous le contrôle de l’État. La Banque populaire de Chine est la banque d’émission de la monnaie. Néanmoins, les comptes internationaux et la gestion des devises étrangères relèvent principalement de la Banque de Chine. Il existe trois autres banques importantes. La Compagnie chinoise de crédit et d’investissements internationaux (China International Trust and Investment Corporation ou CITIC) collecte des fonds pour financer l’investissement en Chine et organise la création de sociétés à capitaux mixtes en Chine et à l’étranger. La Banque populaire de construction de Chine finance la construction d’infrastructures. La Banque agricole de Chine est responsable du financement du secteur rural.

Hong Kong, qui est l’un des grands centres de la finance internationale, est destinée à devenir la place boursière du pays.

En 1995, les investissements étrangers atteignaient 37 milliards de dollars, soit une progression de 11 p. 100. Parallèlement, en 1998, la dette extérieure chinoise s’élevait à 12 p. 100 du PNB national.

 

2. Transports

 

Transports à bicyclette à Shanghai comme dans les autres villes chinoises, l'essentiel des déplacements se fait à pied, à bicyclette ou par les transports en commun.

Les transports revêtent une importance capitale en Chine. En effet, ce pays immense aux reliefs contrastés a dû, pour accélérer l’essor de son économie, moderniser l’ensemble de ses réseaux qui péchaient par leur lenteur et leur insuffisance. Il a fallu, notamment, relier les provinces de l’Ouest qui, en raison des contraintes du milieu naturel, sont difficiles d’accès.

Le chemin de fer possède une réputation de lenteur et d’inconfort. Pourtant, il s’agit du principal mode de transport chinois, pour les personnes comme pour les marchandises. Le réseau ferroviaire, qui n’était que de 22 000 km en 1949, totalisait 57 566 km en 1997. Il fait d’ailleurs l’objet d’une vaste campagne de modernisation et d’expansion, l’objectif étant d’atteindre environ 90 000 km en l’an 2000, et d’augmenter la part de lignes électrifiées et de lignes doublées.

Il existe deux lignes principales de chemin de fer. L’une, d’orientation nord-sud, suit la côte orientale et relie Pékin à Shanghai, Canton et au Viêt Nam au sud, ainsi qu’à Harbin puis à la Mongolie et à la Russie au nord-est. L’autre traverse le pays d’est en ouest, passant successivement par Lianyungang sur la mer Jaune, Zhengzhou, Xi’an, Baoji, Lanzhou et Urumqi, avant de rejoindre le Kazakhstan. Il existe également de nombreuses lignes secondaires, reliant notamment les axes principaux aux provinces du sud-ouest.

En 1949, la longueur du réseau routier et autoroutier chinois n’était que de 80 000 km et concernait surtout les ports côtiers et leurs arrière-pays. Elle dépasse désormais 1 526 389 km, et le fret comme le traffic passagers sont en continuelle augmentation.

 

 

Grand Canal (Chine) La Chine est sillonnée par 109 200 km de canaux. Commencé au Ve siècle apr. J.-C., le Grand Canal fut achevé entre 605 et 610, sous le règne de Yangdi (dynastie Sui). Il mesure 1 782 km et relie Pékin à Hangzhou, capitale du Zhejiang. Il communique avec les grands cours d'eau du pays, comme le Huang he et le Yang-tseu-kiang.

 

Aujourd’hui, les principaux axes de communication relient donc Pékin aux capitales de toutes les provinces et aux régions autonomes, mais également à tous les grands ports (Shanghai, Fuzhou, Canton) et nœuds ferroviaires (Zhengzhou, Lanzhou, Urumqi, Chengdu, Shanghai). Le réseau s’étend également aux plaines, aux régions rurales et rend tous les districts et les bourgs accessibles. Des autoroutes devraient prochainement voir le jour : Shanghai-Nanjing, Shanghai-Hangzhou, Shenzen-Shantou, etc.

Desservie par un vaste aéroport international (Xijiao), Pékin est le principal carrefour aérien du pays. Le trafic aérien progresse régulièrement, aussi bien pour le fret que pour les voyageurs, tandis que les destinations, tant nationales qu’internationales, se diversifient. La compagnie nationale est Air China.

En 1994, la Chine disposait de plus de 110 000 km de cours d’eau navigables, avec une capacité de chargement et de déchargement de 260 millions de t chaque année. La principale voie fluviale est constituée par le Yang-tseu-kiang et ses affluents, avec environ 18 000 km dont 6 000 km praticables toute l’année. Elle assure 70 p. 100 de l’ensemble du transport fluvial. Ses principaux ports sont Chongqing, Yichang et Wuhan. Il faut également citer le Xijiang, navigable sur la quasi-totalité de son cours, et le Grand Canal Pékin-Hangzhou. Celui-ci est intégré, dans sa partie méridionale, aux systèmes locaux de canaux et de lacs, et des villes comme Suzhou, Wuxi et Changzhou constituent d’importants ports intérieurs. Dans certaines campagnes, les canaux d’irrigation et de drainage sont souvent utilisés par les paysans comme voies de navigation.

En raison de la longueur du littoral (14 500 km de côtes) et du grand nombre de ports industriels, le cabotage a longtemps été un moyen de transport important en Chine. Le développement de la navigation internationale, phénomène plus récent, a atteint son apogée avant la Seconde Guerre mondiale et n’a repris de l’importance qu’à partir de 1970. En 1994, le fret maritime a représenté 766 millions de t, soit 12,9 p. 100 de plus qu’en 1993.

 

3. Tourisme

 

La Chine est une destination touristique et culturelle de plus en plus prisée. En 1999, 27 millions de visiteurs étrangers ont rapporté 9,21 milliards de dollars




 

 


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