Secteur minier et énergétique

 

En 1996, le secteur secondaire employait 20,8 p. 100 de la population active et fournissait 48,5 p. 100 du PIB (contre 38,4 p. 100 en 1970).


1. Extraction minière

La Chine recèle de très abondantes ressources minérales, dont la production est considérable (3e rang mondial). Le sous-sol chinois renferme 148 minerais différents. Cependant, ceux-ci n’assurent pas l’autosuffisance, puisque la Chine a importé pour 3,3 milliards de dollars de produits miniers en 1995. Ce secteur emploie 4 p. 100 de la population active et fournit 7 p. 100 du PIB.

La production de charbon a atteint 1,38 milliard de t en 1997 (1er rang mondial), soit 29,3 p. 100 de la production mondiale. Essentiellement destiné à la consommation intérieure, le charbon constitue le principal combustible industriel et domestique. Les principaux bassins houillers se trouvent au nord du Yang-tseu-kiang (Shaanxi, Henan, Liaoning, Hebei, Heilongjiang, Mongolie-Intérieure). Une vingtaine de gisements produisent plus de 10 millions de t par an.

Grâce au développement rapide de l’extraction du pétrole depuis les années cinquante, la Chine est devenue le 7e producteur mondial, avec 160,5 millions de t en 1997. Les réserves sont estimées à 3,2 milliards de t. Le pays est parvenu à l’autosuffisance en essence en 1963. Dix ans plus tard, il exportait du pétrole brut et des produits raffinés. Parmi les 370 champs pétrolifères que compte le pays, le gisement de Daqing, situé dans le bassin du Songliao (Heilongjiang), est actuellement le plus productif. Il fut découvert et développé à la fin des années cinquante. Parmi les autres gisements mis en exploitation dans les années cinquante figurent les champs pétrolifères de Shengli (Shandong) et de Liaohe (Liaoning). D’autres sont plus récents, comme le bassin du Tarim (Xinjiang), qui renferme les plus grosses réserves du pays. Il existe également des gisements offshore à Changbei (golfe de Bohai) et dans la mer Jaune (au large de Shanghai), mais aux coûts encore excessifs.

Le gaz naturel (17 milliards de m3 en 1995, 23e rang mondial) occupe une place moins importante. Les principaux gisements se trouvent dans le Sichuan, dans le sud de l’île de Hainan et dans la mer de Chine méridionale.

La production de minerai de fer a augmenté rapidement dans les années soixante-dix et au début des années quatre-vingt pour atteindre 239 millions de t en 1994 (1er rang mondial), avec des réserves estimées à 48,7 milliards de t.

La Chine était également, en 1995, le 1er producteur mondial de zinc (1 077 000 t), de plomb (520 000 t) d’antimoine (91 000 t), d’étain (54 000 t) et de tungstène (9 000 t). Elle arrive au 2e rang mondial pour le manganèse (4,7 millions de t), le molybdène (24 900 t) et les phosphates (27 000 t) ; au 3e rang mondial pour le mercure (546,5 t) et la lignite (95 millions de t) ; au 4e rang pour le cuivre (1,08 million de t) et l’or (160 t) ; au 5e rang pour la bauxite (6,5 millions de t), le cadmium (1 296 t) et le magnésium (12 600 t). Il faut citer également le sel (28 millions de t) et le nickel (31 000 t).


2. Production d’énergie

 

La Chine figure parmi les cinq plus gros producteurs mondiaux d’électricité, avec un total de 1 174,4 milliards de kWh en 1997 (2e rang mondial).

Le charbon assure 53 p. 100 de la production d’électricité. Il alimente de nombreuses centrales thermiques dont 26 possèdent une capacité supérieure à 1 milliard de kWh. La plus importante d’entre elles est située à Jianbi (Jiangsu), avec une production de 1,625 milliard de kWh.

La Chine bénéficie d’un énorme potentiel hydroélectrique, dont seulement 5 p. 100 sont exploités. L’hydroélectricité assure 31 p. 100 de la production électrique (205,9 milliards de kWh en 1997, 4e rang mondial). Elle est fournie par des centrales hydrauliques, comme celles de Liujia Xia sur le Huang he (Gansu) ou de Xin’an jiang (Zhejiang). Sept d’entre elles fournissent plus de 1 milliard de kWh, dont celle de Gezhouba (2,715 milliards), établie juste en dessous des Trois Gorges du Yang-tseu-kiang. La Chine compte 70 grands barrages, surtout sur le Yang-tseu-kiang. L’administration locale et les communes rurales ont intégré le potentiel hydroélectrique à leurs programmes de conservation de l’eau, notamment dans le sud, où les précipitations sont importantes et où les cours d’eau connaissent un régime souvent capricieux.

Le nucléaire, encore discret, fournit 1,2 p. 100 de la production d’électricité. Il est surtout présent à Daya Bay (Guangdong) et à Qinshan (Shanghai). Plusieurs centrales fonctionnant au méthane et alimentées par des déchets ont également vu le jour au cours des années quatre-vingt.

Cette énorme production électrique ne suffit cependant pas aux besoins du pays, notamment dans les villes. La vétusté de certaines installations et le manque de réseau dans certaines régions amputeraient l’industrie de 20 p. 100 de sa production annuelle.

 

 

 

 


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